Publié dans Politique

Exécution de maire Rasazy Narindra - Que justice soit faite !

Publié le mardi, 25 février 2025

L’émotion était à son comble hier à Andramasina. Parents, amis et anonymes ont accompagné jusqu’à sa dernière demeure Rasazy Narindra, de son vrai nom Ranivoarivony Narindraniaina, maire de la Commune rurale de Mangataboahangy, brutalement arrachée à la vie vendredi dernier. La terre rouge d’Antananarivo s’est refermée sur le cercueil d’une femme en pleine force de l’âge, emportée non pas par la maladie ou un accident, mais par une exécution froide et méthodique, menée en plein jour par des tireurs embusqués.

La sage-femme de profession revenait des festivités de la Journée mondiale des droits des femmes lorsqu’elle a été prise pour cible à Ambavalozakely, dans le District d’Ambatofinandrahana. Une embuscade digne d’un règlement de compte mafieux. Elle a été la victime de tireurs dissimulés derrière des rochers qui ont ouvert un feu nourri sur son véhicule. Et pour être bien sûr qu’elle ne s’en relèverait pas, la jeune femme a reçu une balle dans la tempe. Le genre d’exécution qui ne laisse aucune place au doute. Il ne s’agit clairement pas d’un simple braquage. D’ailleurs, rien n’a été volé. La question n’est donc plus de savoir si c’était un assassinat, mais qui a commandité le crime et pour quelle raison. 

Trois suspects ont en tout cas été arrêtés en moins de 24 heures, dont un ancien président de délégation spéciale de la Commune. Une rapidité d’enquête qui suscite autant d’interrogations que d’espoirs. Mais la suite de l’affaire dira s’il s’agit de véritables commanditaires ou de simples lampistes jetés en pâture à l’opinion. Car ce meurtre a tout d’un message. Décédé en cours de mandat, le père de la défunte, lui aussi ancien maire de Mangataboahangy, aurait aussi reçu des menaces, rapporte la presse. La jeune maire, elle, n’avait même pas eu le temps d’inaugurer son premier projet qu’on lui faisait déjà payer le prix de ses ambitions.

Pour ce qui est des motifs, une piste est privilégiée par des observateurs. Venu présenter ses condoléances à la famille de la défunte, Richard Ravalomanana, Général de Gendarmerie à la retraite et actuel président du Sénat, pointe du doigt ce qui saute aux yeux.  Mangataboahangy est située dans une Région riche en ressources minières, et Rasazy Narindra voulait justement mettre de l’ordre dans ce secteur. Elle s’était fixée pour priorité de lutter contre les pratiques douteuses de l’exploitation minière. Un combat qui ne plaît jamais à ceux qui y trouvent leur compte. 

Face à ce crime, le numéro 2 de l’Etat appelle à punir sévèrement les responsables. Un appel qui se joint aux centaines d’autres, de personnalités comme de simples gens qui appellent à ce que justice soit faite et que ceux qui ont tiré les ficelles de cette exécution ne restent pas impunis, car aujourd’hui, une famille se retrouve sans sœur et sans fille, la Commune de Mangataboahangy se retrouve sans maire. 

La Rédaction

 

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff